Comment réussir ses échecs

Dans ma carrière professionnelle, qui a été longue et donc riche d’observations, j’ai toujours été bluffé par ceux qui avaient l’art de transformer la réalité grâce à la communication. Les mauvaises années de résultats commerciaux devenaient des années de transition, de consolidation, de changement, etc.

Ce n’est pas de cela dont il est question dans cet article. Travestir la réalité, s’abuser soi-même ou tenter d’abuser le monde n’entre pas dans le champ de l’emploi judicieux des expériences d’échecs que nous connaissons toutes et tous.

Au contraire, l’échec assumé comme tel est source de leçons. C’est d’abord un acte de lucidité et d’humilité qui rend plus fort sur le long terme.

François Mitterrand, qui avait échoué plusieurs fois à l’élection présidentielle avant d’être élu par deux fois, soulignait justement dans son livre Ma part de vérité : « La pire erreur n’est pas dans l’échec mais dans l’incapacité de dominer l’échec. »

Hérodote, historien de la Grèce antique, affirmait quant à lui : « Les échecs servent de répétition au succès. »

On aura beau faire tout ce que l’on veut : agir, c’est prendre des risques et se soumettre aux lois du hasard, même si nous avons essayé de mettre toutes les chances de notre côté. L’échec existe, nous l’avons toutes et tous rencontré.

Et la science nous donne aujourd’hui raison de ne pas en avoir honte. Carol Dweck, professeure de psychologie à l’Université Stanford, a consacré plusieurs décennies à étudier la manière dont notre perception de l’échec influence nos résultats. Ses travaux, publiés dans son ouvrage Mindset: The New Psychology of Success, révèlent une distinction fondamentale entre deux états d’esprit. Les personnes qui adoptent un état d’esprit « fixe » considèrent que leurs capacités sont innées et immuables ; pour elles, l’échec est un verdict définitif sur leur valeur. À l’inverse, celles qui cultivent un état d’esprit « de croissance » — le fameux growth mindset — voient l’échec comme une information utile, une étape naturelle du processus d’apprentissage. Et les résultats sont sans appel : les individus qui adoptent cette seconde posture sont plus résilients, plus performants et, in fine, plus épanouis.

Thomas Edison, interrogé sur les milliers de tentatives ratées avant d’inventer l’ampoule, répondait : « Je n’ai pas échoué 10 000 fois. J’ai trouvé 10 000 façons qui ne fonctionnent pas. » Michael Jordan, considéré comme le meilleur basketteur de l’histoire, déclarait : « J’ai échoué encore et encore dans ma vie, et c’est pourquoi j’ai réussi. »

Mais la bonne question est plutôt : qu’avons-nous fait de nos échecs ? Comment rendre ces moments délicats porteurs de sens et de futurs succès ?

1. Ne pas avoir peur de l’échec 🔓

L’ego et l’image de soi jouent un rôle prépondérant dans les rapports que nous entretenons avec le réel et avec l’échec.

Hier, un ami m’appelait afin de recueillir mon avis sur l’attitude à adopter. Il travaille comme directeur commercial d’entité dans une grosse entreprise et est mis en « compétition » avec ses pairs. L’un d’entre eux est considéré comme le meilleur de tous et recueille au fil des années les lauriers.

Après analyse attentive de ses résultats, plusieurs directeurs commerciaux de zone se sont aperçus que les chiffres déclarés étaient, au fil des années, de plus en plus gonflés dans leur partie déclarative et identiques à ceux de ses pairs, voire inférieurs, dans la partie comptable réellement réalisée et enregistrée à la fin de l’exercice.

Bref, on appelle cela de la triche.

C’est malheureusement une situation fréquente quand on a affaire à des profils qui refusent la réalité et veulent « à tout prix » paraître les meilleurs. Souvent, il y a une confusion entre son identité et ses résultats. Comme si, chez certains, leur identité et donc leur valeur dépendaient des résultats extérieurs qu’ils produisent.

C’est une fusion dangereuse. Non, nous ne sommes pas nos résultats. Nous sommes bien plus que cela. Nos résultats, bons ou mauvais, sont le fruit de notre travail, de nos expérimentations. L’essentiel, c’est leur qualité sur le long terme. Ponctuellement, on peut rencontrer des difficultés — cela fait partie de la vraie vie.

Les recherches de Carol Dweck éclairent précisément ce mécanisme. Les individus qui ont un état d’esprit fixe craignent l’échec car il constitue une affirmation négative de leurs capacités de base. Leur identité est menacée. Ils évitent les défis, maquillent leurs résultats ou s’effondrent à la moindre difficulté. À l’inverse, ceux qui cultivent un état d’esprit de croissance ne se soucient pas tant de l’échec car ils savent que leur performance peut être améliorée. L’échec n’est plus un jugement — c’est un diagnostic.

Mais pour rencontrer le vrai succès, qui se construit au fil des risques, des essais, des passions, des échecs, des réussites, encore faut-il être honnête vis-à-vis de soi-même. On n’apprend rien dans le mensonge ou l’illusion.

Avoir peur de l’échec, c’est avoir peur de la vie.

On pourrait parler de lucidité. Sans être particulièrement dur avec soi, il n’est pas interdit de se dire les choses et d’évaluer son travail et ses résultats pour ce qu’ils sont. Ce qui, d’ailleurs, n’altère en rien ses capacités, ses qualités et son potentiel.

Ne pas avoir peur de l’échec ne veut en aucun cas dire que l’on admet ou que l’on recherche l’échec. Cela veut simplement dire que l’on fera tout pour réussir, mais que si ça ne fonctionne pas, on est en mesure de le reconnaître et de changer son fusil d’épaule.

La peur de l’échec a tendance à paralyser l’initiative et rend l’ajustement au réel plus compliqué et plus long. C’est ce que les psychologues appellent l’évitement : on préfère ne pas essayer plutôt que de risquer l’imperfection. On reste dans sa zone de confort. On attend que les conditions soient parfaites — elles ne le seront jamais. Et pendant ce temps, la vie passe.

Après tout, on pourrait se poser la question : qui n’échoue jamais ? La réponse est simple : ceux qui ne font rien. Ceux qui ne tentent rien, qui n’essaient rien.

Restez dans votre zone de confort et, vraisemblablement, vous ne vivrez peu, voire pas d’échec. Pas de grand succès non plus, d’ailleurs.

Au fond, vivrez-vous réellement votre vie ?

Une étude menée par Dweck et ses collègues dans des environnements scolaires illustre parfaitement ce point. Deux groupes d’enfants sont confrontés à un test difficile. Les enfants félicités pour leur intelligence (« Tu es vraiment intelligent ! ») se découragent dès qu’ils échouent et refusent de tenter un exercice plus difficile. Les enfants félicités pour leurs efforts (« Tu as vraiment bien travaillé ! ») restent motivés, acceptent le défi et obtiennent de meilleurs résultats par la suite. La leçon vaut pour les enfants comme pour les cadres dirigeants : c’est la relation que nous entretenons avec l’échec qui détermine notre trajectoire, bien plus que l’échec lui-même.

2. Accepter sans personnaliser 🪞

Une fois que l’on a reconnu qu’il y a échec, il faut accepter deux choses importantes :

La réalité de l’échec, sans le gonfler ni le minimiser. Et reconnaître sa part de responsabilité dans cette situation.

Si nous connaissons l’échec ou le moindre succès, la première démarche est de constater qu’il y a un écart entre notre objectif et la réalisation. Échouer ne signifie pas que tout a été raté ; cela veut simplement dire que l’on n’a pas atteint l’objectif fixé.

Là aussi, gonfler le résultat dans ce qu’il a de négatif est également un déni de la réalité. Il faut être capable de mesurer cet écart lucidement, dans ses nuances.

Il y a une deuxième dimension à l’acceptation de la situation : admettre sa responsabilité.

Ce point est le plus délicat. Si admettre publiquement son échec « à la japonaise » n’est pas le sport favori en entreprise, personne ne vous demande de vous y mettre et de faire un acte de contrition public et spectaculaire.

Non. Mais au moins, vis-à-vis de soi-même, ne pas s’abuser et reconnaître cet échec.

Là aussi, quand on écoute ce qui se dit autour de soi, il n’est pas rare d’entendre un discours de réassurance dans la série : « J’ai parfaitement fait tout ce qui devait être fait et ça n’a pas marché pour des raisons indépendantes de ma volonté. »

Oui, les causes qui concourent à un échec sont multiples et complexes. Non, si nous sommes acteurs de l’action et que ça n’a pas fonctionné, c’est que tout n’a pas été parfaitement réalisé.

L’admettre, encore une fois, n’enlève rien à votre talent. Au contraire, cela le renforce.

La psychologue Amy Edmondson, professeure à la Harvard Business School, a longuement étudié ce qu’elle appelle la « sécurité psychologique » — la capacité d’un individu ou d’une équipe à reconnaître ses erreurs sans crainte de représailles. Ses recherches montrent que les équipes les plus performantes ne sont pas celles qui commettent le moins d’erreurs, mais celles qui les reconnaissent le plus vite et en tirent les leçons les plus utiles. Dans les organisations où l’échec est tabou, les erreurs sont cachées, répétées et amplifiées. Dans celles où l’échec est traité comme une donnée, les erreurs sont corrigées, intégrées et transformées en progrès.

Cela m’amène au deuxième grand point de ce chapitre : ne pas personnaliser.

Trop de personnes fusionnent leur identité avec leur mission ou leur fonction au sein de l’entreprise dans laquelle elles travaillent. Quand on leur pose la question de se présenter : « Je suis chef de… Head of… » — comme si leur identité se résumait à un titre professionnel.

Dans ces conditions, reconnaître une défaillance, c’est nier son identité. Cette carapace construite autour de soi et qui protège. L’échec devient, dès lors, intolérable pour la personne. Cet échec est la preuve que le château de cartes est fragile, voire fondé sur une apparence.

Admettre l’échec, le reconnaître, et tout s’effondre. Pas étonnant que les volontaires à cette lucidité soient rares.

Non, votre échec n’est pas vous. C’est simplement une information sur un événement extérieur. Vous avez tenté quelque chose qui n’a pas fonctionné. Cela n’enlève rien à votre capacité à réussir autre chose. Cela n’enlève rien au fait que vous pouvez retenter la même action avec succès cette fois, en tenant compte de l’expérience acquise précédemment.

Si les succès s’attribuent volontiers, il ne faut pas être dupe de la partie qui se joue. L’échec comme le succès sont les deux faces d’une même pièce de monnaie. La différence est ténue.

Napoléon ne disait-il pas : « Rien ne ressemble plus à une victoire qu’une défaite. »

Nous ne sommes pas nos échecs. Nous sommes bien plus que cela. Même si, comme tout être humain, nous connaissons l’échec.

Il ne sert à rien de mettre une intensité émotionnelle dans nos échecs. C’est une information dont il faut prendre connaissance. En tirer les leçons utiles. Inutile d’en rajouter.

Les neurosciences viennent confirmer cette intuition. Des études en neuro-imagerie ont montré que les personnes ayant un état d’esprit de croissance présentent une activité cérébrale nettement plus intense lorsqu’elles analysent leurs erreurs. Leur cerveau traite l’erreur comme un signal d’apprentissage et mobilise les zones associées à la résolution de problèmes. À l’inverse, chez les personnes ayant un état d’esprit fixe, le cerveau « se ferme » face à l’erreur — il la rejette, la minimise ou la fuit. Littéralement, notre rapport à l’échec modifie la façon dont notre cerveau traite l’information.

3. En faire une force pour le futur 🚀

Considérer les échecs ou les moindres réussites comme une information à s’améliorer est la bonne distance à entretenir avec ce phénomène.

Sur ce sujet, deux idées principales me viennent à l’esprit.

Laisser les échecs dans le passé et en tenir compte pour orienter ses actions futures

Si nous avons toutes et tous rencontré des personnes qui sont dans le déni de leurs propres échecs, nous avons toutes et tous également rencontré des personnes qui se complaisent dans la rumination de leurs infortunes et en font un fonds de commerce ouvert 24h/24 dans la série « Pauvre de moi, je n’ai pas de chance ! »

Un échec est une expérience passée qui mérite qu’on la laisse là où elle est. Combien de personnes s’empêchent de vivre car elles ont connu un échec dans un domaine et en ont déduit hâtivement que ce n’était pas pour elles ?

Faire cela, c’est entretenir le culte de ses échecs. Franchement, ils ne méritent pas tant d’égards. Un échec, c’est une information utile afin de faire évoluer notre pratique. Ni plus ni moins. Sûrement pas un sujet qui doit occuper nos pensées en permanence.

D’autant que y penser aura tendance à nourrir nos échecs d’une énergie dont nous avons besoin pour avancer. Notre cerveau aura même tendance à répéter ce qui nous occupe l’esprit et pourra reproduire inconsciemment nos échecs, nous enfermant dans une spirale négative inutile.

C’est ce que les psychologues appellent la « prophétie autoréalisatrice » : à force de se convaincre qu’on est destiné à échouer, on adopte inconsciemment les comportements qui produisent… l’échec. Le cerveau, programmé par la répétition de pensées négatives, emprunte les mêmes autoroutes neuronales et reproduit les mêmes schémas. C’est un piège redoutable, mais c’est aussi un piège dont on peut sortir, précisément parce que la plasticité cérébrale fonctionne dans les deux sens.

Notre énergie doit être concentrée dans nos projets ici et maintenant, lesquels projets vont bâtir notre futur.

Transformer l’échec en méthode d’apprentissage

Une fois l’échec accepté, notre responsabilité admise pour la part ayant contribué au résultat, le temps d’en tirer les leçons est venu.

Mais comment, concrètement, extraire de l’or d’une expérience négative ? Voici une démarche en quatre temps que j’ai développée au fil de mes accompagnements :

Nommer l’écart. Quel était l’objectif ? Quel est le résultat obtenu ? L’écart est-il total ou partiel ? Cette première mesure, factuelle et dépassionnée, empêche les deux extrêmes : la dramatisation (« Tout est raté ») et la minimisation (« Ce n’est rien »).

Identifier les causes racines. Pas les symptômes, pas les circonstances — les causes profondes. Qu’est-ce qui, dans ma préparation, mon exécution, mes hypothèses de départ, n’a pas fonctionné ? Et qu’est-ce qui relevait de facteurs extérieurs sur lesquels je n’avais pas de prise ? Séparer ces deux catégories est essentiel.

Extraire les enseignements actionnables. Chaque échec contient au moins un enseignement concret que vous pouvez transformer en action. « La prochaine fois, je testerai mon hypothèse à plus petite échelle avant d’engager tout le budget. » « La prochaine fois, je consulterai un expert avant de me lancer dans un domaine que je ne maîtrise pas. » Si l’enseignement n’est pas actionnable, il est stérile.

Intégrer dans le prochain plan. Le meilleur hommage que vous puissiez rendre à un échec, c’est de l’utiliser. Intégrez sa leçon dans votre prochain projet, votre prochaine tentative, votre prochain plan d’action. L’échec qui modifie votre façon de faire n’est plus un échec — c’est une étape.

Sous cet angle, l’échec est une marche vers la réussite. Riche de nouveaux enseignements, nous pouvons poursuivre notre projet personnel ou professionnel avec plus de discernement, plus de réalisme et, paradoxalement, plus d’audace.

Carol Dweck résume cette philosophie d’une phrase que j’aime particulièrement : au lieu de dire « j’ai échoué », il s’agit d’apprendre à dire « je n’ai pas encore réussi ». Ce simple mot — encore — change tout. Il transforme un verdict en processus. Un point final en virgule.

Cultiver un environnement qui normalise l’échec

Il est important de souligner que notre rapport à l’échec n’est pas uniquement une affaire individuelle. Il est profondément conditionné par notre environnement culturel, éducatif et professionnel.

Notre système éducatif français, nos cultures d’entreprise sont très en retard dans la perception et la mesure de l’échec, comme de la réussite. Nous vivons dans un système qui récompense la bonne réponse et sanctionne l’erreur, dès la maternelle. Résultat : des générations entières d’adultes conditionnés à éviter le risque, à ne pas lever la main s’ils ne sont pas sûrs de la réponse, à préférer l’inaction à l’imperfection.

Dans la Silicon Valley, le mantra « Fail fast, fail forward » (échouez vite, échouez en avançant) est devenu un principe de management. On ne demande pas aux équipes de ne jamais échouer — on leur demande d’échouer rapidement, d’en tirer les leçons immédiatement et de réitérer. C’est l’exact opposé de notre culture du zéro défaut.

Cela ne signifie pas qu’il faille glorifier l’échec ou le banaliser. Cela signifie qu’il faut créer les conditions — dans son équipe, dans sa famille, dans sa propre tête — où l’échec peut être nommé sans honte, analysé sans drame et transformé sans délai.

Les recherches d’Amy Edmondson sur la sécurité psychologique montrent que les équipes qui excellent ne sont pas celles où personne ne se trompe, mais celles où chacun se sent suffisamment en confiance pour dire : « J’ai essayé, ça n’a pas marché, voici ce que j’en ai appris. »

Si vous êtes manager, posez-vous cette question : vos collaborateurs osent-ils vous dire quand quelque chose ne fonctionne pas ? Si la réponse est non, le problème n’est pas leur manque de courage — c’est l’environnement que vous avez créé.

Conclusion

La complaisance vis-à-vis de soi est aussi contreproductive que l’excès de dureté.

Si l’échec que vous venez de vivre est trop présent, trop dur à envisager, laissez-le de côté, oubliez-le quelque temps. Et quand l’intensité émotionnelle qui y est attachée se sera un peu évaporée, revenez-y pour en tirer les bonnes leçons. Il y a un temps pour tout. Inutile de forcer les choses.

L’humilité est également à inviter dans notre réflexion. S’attribuer tout le succès est aussi peu fondé que s’attribuer tout l’échec. Le facteur chance existe, et il y a souvent une chaîne invisible de facteurs extérieurs à nous qui ont contribué à permettre un résultat, positif ou négatif. Cela s’appelle prendre du recul.

Il me semble que l’essentiel est de donner le meilleur de soi dans ce que nous faisons ici et maintenant. Et d’avoir cet esprit de progrès, de croissance, qui constitue une vraie qualité. Ne pas se contenter de ce que l’on a fait et tenter, sans cesse, d’améliorer nos méthodes, nos pratiques, notre talent.

La parabole des talents est riche d’enseignements : « Qu’as-tu fait de ton talent ? »

Si l’on situe son action dans cette dynamique, on ne peut qu’être gagnant sur le long terme. L’échec n’étant qu’une information parmi d’autres sur cette voie de progrès.

À retenir : les 10 clés pour réussir ses échecs 🔑

1. Reconnaître l’échec. Le nommer, le regarder en face, sans l’habiller d’un vocabulaire rassurant. Un mauvais résultat n’est pas une « année de transition » — c’est un mauvais résultat. Et c’est en le nommant qu’on peut commencer à le dépasser.

2. Ne pas en avoir peur. L’échec fait partie intégrante du processus d’apprentissage et de succès. Les personnes qui réussissent durablement ne sont pas celles qui n’échouent jamais — ce sont celles qui échouent, apprennent et recommencent.

3. L’accepter pleinement. Ni dramatiser, ni minimiser. Mesurer l’écart entre l’objectif et le résultat avec lucidité et nuance.

4. Assumer sa part de responsabilité. Pas toute la responsabilité — mais sa part. C’est la condition sine qua non pour pouvoir agir différemment la fois suivante.

5. Ne pas y mettre d’intensité émotionnelle. Traiter l’échec comme une indication, une information neutre par nature. Pas comme un drame personnel.

6. Ne pas personnaliser. L’échec n’est pas vous. Votre identité ne se réduit pas à vos résultats. Vous êtes bien plus que le dernier projet qui n’a pas fonctionné.

7. En tirer les leçons concrètes. Identifier les causes racines, extraire les enseignements actionnables et les intégrer dans votre prochain plan d’action. Un échec sans leçon est un échec gâché.

8. Laisser l’échec là où il est né. C’est une expérience passée. Ne pas le nourrir dans le présent en le ruminant, en le ressassant, en lui donnant une place qu’il ne mérite pas dans votre vie mentale.

9. Donner toujours le meilleur de soi. Ici et maintenant, dans chaque action, chaque projet, chaque tentative. La qualité de l’effort compte autant que le résultat.

10. Relativiser. Le succès comme l’échec sont rarement le fruit d’un seul facteur. La chance, le contexte, le timing, les autres — tout cela joue un rôle. L’humilité devant cette complexité est une force, pas une faiblesse.

L’échec fait partie de la vie. C’est même la preuve que vous êtes en mouvement, que vous tentez quelque chose, que vous prenez des risques. La seule chose qui devrait réellement vous inquiéter, ce n’est pas d’échouer — c’est de ne plus essayer

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Christian Charlat Fondateur de Protos Formation Formateur, Coach, Créateur de parcours e-learning

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Personne ne croyait en moi. À part moi.

 

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